En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut

C'est mon amie M. qui m'a prêté ce roman que j'ai dévoré de deux soirs. D'une drôlerie incroyable, complètement décalé, ce livre met des paillettes dans les yeux. Ca donne envie d'inventer un quotidien différemment, de mettre de l'imprévu et de l'art dans la vie, de vivre en poésie. Même si le fond de l'histoire est grave, c'est l'amour fou d'un couple, d'une famille, prête à tout pour vivre pleinement leur bonheur. J'ai vraiment adoré ce livre, parce qu'il est original, poétique, drôle (les jeux de mots sont fins et bien trouvés) et surtout parce qu'il est complètement délirant. Il m'a mise en joie, il m'a donné envie de danser et je crois que si certains soirs, je lâche un peu prise sur le quotidien avec les enfants, c'est en pensant à "Bojangles". Une belle ode à la vie. Je vous le recommande, c'est une merveille.

En attendant Bojangles, d'Olivier Bourdeaut

Quatrième de couverture: "Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom."

Extrait choisi: "Je n’ai jamais bien compris pourquoi, mais mon père n’appelait jamais ma mère plus de deux jours de suite par le même prénom. Même si certains prénoms la lassaient plus vite que d’autres, ma mère aimait beaucoup cette habitude et, chaque matin dans la cuisine, je la voyais observer mon père, le suivre d’un regard rieur, le nez dans son bol, ou le menton dans les mains, en attendant le verdict.
— Oh non, vous ne pouvez pas me faire ça ! Pas Renée, pas aujourd’hui ! Ce soir nous avons des gens à dîner ! s’esclaffait-elle, puis elle tournait la tête vers la glace et saluait la nouvelle Renée en grimaçant, la nouvelle Joséphine en prenant un air digne, la nouvelle Marylou en gonflant les joues.
— En plus je n’ai vraiment rien de Renée dans ma garde-robe !"