Plus haut que la mer de Francesca Melandri

Je ne sais absolument plus qui m'a conseillé ce livre; alors s'il s'agit de l'une d'entre vous, rappelez-le à la linotte que je suis! J'avais donc noté ce titre dans le carnet qui me suis partout; et un jour où j'étais en avance à un rendez-vous, j'ai jeté un oeil dans une librairie et suis tombée sur ce titre. Je suis ressortie avec le livre que j'ai commencé immédiatement. L'ambiance du livre est très étrange. Luisa et Paolo se rendent dans une prison de haute sécurité pour voir un de leur proche. Paradoxalement, ils se retrouvent prisonniers de l'île pour une nuit à cause d'une tempête. Dès le début du voyage, un lien se tisse entre eux. Entre regards échangés, mots et sentiments partagés, cette nuit sera une parenthèse dans leur vie. Une jolie histoire dans un décor surprenant. La simplicité de Luisa et Paolo est vraiment touchante.

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Quatrième de couverture: "1979. Paolo et Luisa ne se connaissent pas. À bord du bateau qui les emmène sur l’Île où sont détenus leurs proches, chacun ressasse la tragédie dont il a été victime. Le fils de Paolo a été condamné pour des actes terroristes. Le mari de Luisa pour avoir tué deux hommes. Le mistral empêche les visiteurs de regagner la côte. Ils passent la nuit sur l’Île, surveillés par un agent, Pierfrancesco, avec qui une étrange complicité va naître. Un roman tout en subtilité sur ces infimes moments de grâce qui font basculer les vies"

Extrait choisi: "Depuis presque un an, donc, Paolo devait aller voir son fils dans un endroit qui avait la même odeur, la même lumière, la même beauté que ce temps mythologique où le Salut Spécial avait été inventé. Au cours des trois années qui avaient suivi l'arrestation de son fils, la prison sur l'île était de très loin celle qui lui avait coûté le plus de fatigue pour s'y rendre.

Oui. Il la détestait, cette île.

Et pourtant, il ne put se cacher une chose: l'évident plaisir avec lequel la femme blonde regardait l'île, le même que celui avec lequel elle avait fixé la mer pendant toute la traversée, était beau à contempler.

Elle a un visage honnête, aurait dit Emilia.

Mais Emilia n'était pas là."