Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa

Après avoir lu "Dis-lui que je l'attends", j'ai eu envie de lire un autre roman de Takuji Ichikawa. J'ai vite commandé ce livre dans ma librairie habituelle. Je ne l'ai pas commencé tout de suite car ma pile de livres était vraiment conséquente et il a vite été recouvert par d'autres romans. Malgré tout, je l'ai rapidement remonté sur le dessus. Même si le sujet est triste car il parle de la disparition d'une jeune femme qui laisse un mari et un petit garçon seuls, ce livre est rempli de belles métaphores et douces pensées. J'ai aimé cette vision idéaliste de l'amour, la naïveté et l'innocence des personnages ainsi que la tendresse et la délicatesse qui unit cette famille. Certains moments sont très émouvants, d'autres drôles, certains étonnants. Comme le précédent, ce songe m'a transporté loin du quotidien, loin de mon univers, vers d'autres contrées.

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Quatrième de couverture: "L'amour peut-il être éternel ? C'est ce dont est persuadé Takumi, homme maladroit et angoissé, qui doit élever seul son fils de six ans, Yûji, depuis la mort de sa femme, Mio. Une année est passée et, comme elle le lui avait promis, Mio réapparaît miraculeusement au premier jour de la saison des pluies. Mais celle-ci a tout oublié (le sa vie avec son mari. Durant six semaines, comme suspendues dans le temps, Takumi va donc l'aider à démêler les fils de leur amour et, doucement, laisser naître une nouvelle histoire."

Extrait choisi: "Voici ce que je me suis dit quand Mio est morte. Celui qui a créé notre planète n'en a-t-il pas conçu une autre en même temps, quelque part dans l'univers?

La planète où vont les défunts.

La planète Archive.

"Archevie?" a demandé Yûji.

Non Archive.

"Archevie?"

Archive.

"Arche... a comencé Yûji, puis il a réfléchi un instant avant d'ajouter:... vie?"

Peu importe.

C'est comme une veste bibliothèque, très calme, immaculée et bien ordonnée.

En tout cas c'est un lieu immense, dont les bâtiments sont traversés par des corridors se déroulant à perte de vue.

Les personnes qui ont quitté notre monde y mènent une vie paisible.

Cette planète, si tu veux, c'est un peu comme le fond de notre coeur."