Le message du pendu de Pieter Aspe

Ce n'est pas le premier roman que je lis de Pieter Aspe. J'ai découvert cet auteur à la bibliothèque et ai lu plusieurs de ses romans: le carré de la vengeance, les masques de la nuit et le collectionneur d'armes. Tous racontent l'histoire de l'inspecteur Van In, qui n'a rien d'un super héros mais qui ressemble plus à certains "flics" que l'on peut voir dans les téléfilms. Le personnage bourru mais sympatique, est un bon vivant, doté d'un certain humour et parfois d'une franche maladresse avec les femmes.  Sa compagne, Hannelore, subsitut du procureur est également une sacrée personnalité. A eux deux ils forment un couple détonnant et attachant. Sans être particulièrement original, le ton du livre est décontracté, facile à lire et assez prenant. J'aime particulièrement le décor, la ville de Bruges, rempli de petits détails, ainsi que les petites histoires en marges de l'intrigue. Nul besoin de lire les différents romans dans l'ordre, il me semble que ça ne perturbe pas le fil du récit. Si vous ne savez pas quoi emporter sur la plage cet été, vous pouvez compter sur Pieter Aspe: c'est distrayant, amusant, prenant et très très léger.

Quatrième de couverture: "La canicule qui s'abat sur Bruges invite ses habitants au farniente. Mais la découverte d'un véritable carnage dans une villa des quartiers huppés va bousculer les plans de la famille Van In. Une mère et ses deux enfants ont été sauvagement assassinés. Le mari, principal supect, est retrouvé... au bout d'une corde! De quoi donner des sueurs froides à Van In, malgré la chaleur..."

Extrait choisi: "Kitty Jouy occupait un appartement sous les combles donnant sur la digue de mer à Blankenberge - pas une cage à poule de trente mètres carrés, mais un loft énorme avec sol en marbre, jacuzzi et une terrasse qui lui assurait une totale intimité. Elle aimait prendre un bain de soleil dans le plus simple appareil, mais, surtout, elle avait besoin d'espace et de luxe.  Elle examina son corps d'un oeil critique dans le miroir, vérifia la fermeté de ses seins, puis laissa courir ses doigts sur ses cuisses. Le corps quelle avait reçu de son père et de sa mère était en parfaite condition. Elle avait un jour lu dans un essai scientifique que l'organisme était essentiellement composé d'eau. Pour quelqu'un qui gagnait son pain avec cela: de l'eau, elle ne s'en sortait pas trop mal. En moins de dix ans, elle s'était constitué un petit capital de près d'un million d'euros, qu'elle avait soigneusement investi en actions. Elle avait reçu l'appartement en cadeau d'un boucher, deux mois avant que l'épouse du bienfaiteur ne découvre le pot aux roses. Kitty avait ses affaires bien en main. Trois semaines plus tôt, elle avait annoncé à Wilfried Traen et à David Starr qu'elle se rangeait des voitures. Ils n'avaient pas apprécié."